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Agathe – Journaliste à la Provence et responsable Version Fémina Provence

Par CAROLINE ZALESKY

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1/ Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?

Je suis Agathe Westendorp, journaliste à la Provence depuis 15 ans et depuis 2 ans Responsable de Version Femina Provence, cahier régional inclus dans le magazine hebdomadaire national Version Femina. Côté cursus, j’ai une maîtrise de lettres classiques (MMSH, Aix-en-Provence) et un master de journalisme (EJCAM, Marseille). J’étais plutôt destinée à être professeur de latin et de grec ancien voire archéologue ! Finalement, en commençant mes recherches pour mon DEA, j’ai réfléchi à un métier qui me permettrait de rester en lien avec l’humain, l’écriture et l’ouverture sur le monde. Je suis montée sur Paris, où j’ai passé un an à l’ISCPA. J’ai pu découvrir de nombreuses rédactions comme Arte Magazine, le Figaro Littéraire, Télérama…

Ensuite, après avoir obtenu le concours d’entrée à l’EJCAM, je suis donc revenue dans le sud définitivement pour faire mes deux dernières années d’études. J’en avais marre des immeubles haussmanniens ! Il me fallait revoir la Grande Bleue. Puis, j’ai décroché mon premier CDD à la Provence et je n’en suis jamais partie.

Le journalisme me permet de faire énormément de choses et de rencontrer des gens fabuleux ! J’aime ce territoire passionnant que j’ai découvert à travers les différentes  éditions locales de la Provence. J’ai ainsi vécu à Arles pendants 3 ans, puis travaillé dans d’autres agences à Avignon, Vitrolles, Aix-en-Provence… Même si j’ai surtout travaillé pour les pages de Marseille, du service culture au service économique. Il s’agit de grilles de lecture très intéressantes.

2/ Pourrais-tu nous décrire ton poste actuel et ton entreprise ?

Ce qui m’a toujours intéressée, c’est de voir évoluer Marseille, et la région, aussi bien du point de vue de l’aménagement du territoire… que de la mode dont je m’occupe, entre autres, depuis 15 ans.

De ce constat, j’ai très vite proposé une petite rubrique « Tendance » qui m’a toujours un peu suivie dans les divers services de mon parcours professionnel. La ville change, la région aussi et j’aime montrer que les tendances, la mode, sont bien moins futiles qu’elles en ont l’air. Cela signifie que les populations ont d’autres besoins et que économiquement il y a un nouveau poids qui s’installe, à l’image du nombre d’emplois dans le textile en région PACA.

J’ai ainsi conservé quatre pages dédiées à la création dans Gens du sud, le magazine de La Provence qui paraît tous les 2 mois. C’est ce cheminement qui a permis de mettre en valeur l’importance de la mode, tant de manière créative qu’économique, et qui fait que des marques comme Sessun, American Vintage et Kaporal sont des têtes de ponts et des symboles de réussite.

Puis, on m’a proposé de m’occuper de Version Femina qui dépend du service magazine de la Provence, en parallèle de ma collaboration pour Gens du sud. J’ai donc quitté ce que l’on appelle « l’actu chaude » des pages de Marseille, pour les pages froides des magazines. Je suis responsable de ce cahier régional qui fait une dizaine de pages chaque semaine. Il y a toujours un dossier fort, puis des pages thématiques (page Actu fraîches, page Minots, page Saveurs…etc). Je travaille avec deux journalistes indépendants et je coordonne les sujets que l’on va aborder. Un seul mot d’ordre : mettre en valeur les femmes !

Finalement, le fil rouge de tout ça, c’est donc cette envie de découvrir et faire connaître aux lecteurs toutes les belles personnes qui construisent la Provence. Que ce soit dans Gens du sud ou dans le Femina, il s’agit vraiment de mettre en valeur les personnalités du territoire qui font de grandes choses : il peut s’agir de la petite créatrice, d’une super cheffe gastronomique en passant par la néo-marseillaise qui a quitté sa ville pour créer une association caritative et d’autres merveilleuses idées. J’aime bien mettre en lumière les gens…

3/ Quelle est ta journée type au travail ?

Ma journée commence toujours par l’école ! Comme toutes les mamans, j’ai déjà une demi-journée derrière moi avant de commencer mon travail (rires). En général j’arrive au bureau à 9h, je checke mes emails, je prévois des reportages et interviews. Pour la pause déj, soit je mange un bout avec des collègues de travail  et on refait le monde dans nos bureaux situés aux quartiers des Crottes de Marseille (sans commentaires haha). Soit, je m’échappe pour grignoter dehors.

J’aime garder contact avec le terrain. Donc je profite de mes reportages pour vadrouiller, car c’est à pied qu’on connaît le mieux la ville, même si Femina a une zone de diffusion qui s’étend de la Ciotat jusqu’au Vaucluse en passant par les Alpes. C’est d’ailleurs pour ça que nous avons trois éditions.

Enfin, je termine environ vers 19h ou plus tard selon les rendez-vous… Ce sont donc des journées bien denses!

C’est un métier où on est toujours entrain de planifier et de réfléchir à ce qu’on pourrait faire comme articles. Je prévois, j’organise, j’anticipe ! Ce qui laisse heureusement la place à la spontanéité aussi…

4/ Comment décrirais-tu ton look de tous les jours ?

Alors, cela dépend si je prends le métro : dans ce cas-là, pas de jupes ni de talons. Heureusement les sneakers ont remplacé les stilettos ou presque ! 

J’adopte souvent mon uniforme préféré : pantalon, des boots diverses et variées (à paillettes!) avec un blazer ou perfecto, associé avec une chemise, ou t-shirt manches longues ou petit pull. Je suis une fan absolue des pulls et des manteaux ! En été, j’aime plutôt porter des jupes longues avec des sandales associées avec une besace. Si je suis en voiture, je  mise sur les robes, jupes et talons en toute saison.

5/ Quelle est ta tenue idéale pour aller travailler ?

Un pantalon chic mais confortable, de très belles matières avec un très beau manteau. J’ai souvent des tenues sombres mais j’adore porter des accessoires qui revitalise mon look soit dans le détail soit dans la couleur !

Une tenue que j’adore par exemple, c’est d’être habillée tout en noir et porter une écharpe avec de beaux imprimés ou de belles couleurs.

6/ Peux-tu nous décrire la(les) pièces favorites ATODE et comment les portes-tu ?

Les chemises ATODE ! Et aussi les manteaux et pantalons Atode en laine. En fait, un peu tout honnêtement car ce sont des pièces intemporelles, super sobres, de belle qualité et  qui ont ce petit twist comme la jupe rouge Emilie. Il y a toujours un petit détail intéressant ! Et j’ai aussi adoré la collection de cet été !

7/ Qu’est-ce qui t’attire/te plait chez ATODE?

Avant tout, l’humain qu’il y a derrière la création, on sent cet amour des belles matières, des bonnes coupes et le goût. L’idée super judicieuse de se dire qu’il faut diminuer la consommation de vêtements si intense et penser autrement la garde-robe un peu à l’ancienne. Atode a une conscience de la matière et de la pérennité des choses qui me correspond bien. Consommer de cette manière prend tout son sens en valorisant un savoir-faire et en faisant perdurer les choses.

8 / Comment décrirais-tu ta façon de consommer ?

Je vais commencer par la nourriture car je suis très gourmande et que je suis devenue de plus en plus pointilleuse au point que la malbouffe m’insupporte. Je trouve ça d’une hypocrisie, d’une malhonnêteté et d’une inconscience incroyable. J’enfonce des portes ouvertes mais je trouve qu’on détruit la planète mais ce qu’on n’a pas compris, c’est que ce que l’on ingère à un écho dans notre façon de vivre, de respirer et a des répercussions. Il faut arrêter de croire qu’en se nourrissant de pizza et de maïs transgénique, on va vivre sainement. C’est une aberration. Du coup, j’applique cette conscience d’une bonne alimentation à la maison. Je suis suffisamment bonne vivante et gourmande pour me dire qu’on a le privilège de choisir et de décider ce qu’on va manger. Je trouve ça fou qu’on persiste à se nourrir de façon à nous empoisonner. Je suis donc très attentive à ça car je n’ai pas envie d’empoisonner mes enfants. Autant dire que pas de coca à la maison…

Au niveau vestimentaire, c’est un peu pareil, mais peut être qu’inconsciemment j’ai encore du mal à mettre beaucoup d’argent dans des belles pièces. En revanche, j’ai énormément freiné cette consommation, qui en plus est un des traits de notre génération où on a vu arriver toute la fast fashion. En effet, on a grandi dans ce côté fun de consommer tout le temps.

Désormais, c’est impossible de fermer les yeux là-dessus, surtout sur la façon dont sont fabriqués les vêtements. Je fais de plus en plus attention notamment pour les vêtements de mes enfants par rapport aux colorants et flocages.

Et comme beaucoup de gens, je fais pleins de petites choses dans mon quotidien pour diminuer le gaspillage et la pollution comme par exemple : remplacer les bouteilles d’eau par une gourde, ne pas utiliser de paille, recycler, etc… bon je l’avoue, je prends encore l’avion.

9 / Tu habites Marseille, aurais-tu de bonnes adresses à nous faire découvrir ?

  • Le restaurant Les Trois frères aux Accates, on y mange très bien ! Et moi qui suis très soucieuse du service, il est excellent. Je trouve que c’est un endroit hors du temps et aux beaux jours comme en hiver c’est vraiment agréable. Attention aux gourmands: les profiteroles sont énormes, c’est un véritable choc gastronomique qui vous attend. Pour vous donner une image, c’est comme un burger de choux haha.
  • Un endroit dont je ne me lasse jamais, c’est le château d’If ! J’adore prendre le bateau et aller y faire un tour ou bien partir avec la navette du Vieux-Port jusqu’à l’Estaque pour manger des chichis ou des panisses pour les envies salées.

    Pour le reste de la région, je vous conseille d’aller en Camargue, aux Baux de Provence, aller déjeuner à la Ciotat face à la mer ou même à Niolon… Il y a tellement d’endroits magiques.

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