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Coralie Aubert – Décoratrice d’intérieur à Marseille

Par CAROLINE ZALESKY

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1/ Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?

Je suis Coralie, 32 ans, marseillaise d’origine. Au sujet de mon parcours, le métier de décorateur d’intérieur n’a pas toujours été le mien, je pensais que ce n’était pas possible de vivre de ce métier. J’ai un papa architecte qui m’avait un peu mise en garde sur l’activité très fluctuante de ces métiers.

Du coup j’ai fait des études de communication qui m’ont permis de partir à l’étranger au Canada d’abord, puis 2 ans à Edimbourg. J’ai suivi ma petite voie, et j’ai adoré ça, mais jusqu’au jour où ça n’est plus possible. J’ai beau aimé la communication, je l’ai pratiqué dans plusieurs domaines en plus, j’ai commencé à Paris en agence de pub, ensuite agence média à Marseille, ensuite j’étais chargée de communication pour l’annonceur. Mon dernier boulot a duré 4, 5 ans. Et un jour tu te questionnes et te demande : « mais c’est ça ma vie ? ». Et bien non, ce n’étais pas la vie que je voulais pour moi. Souvent le pro et le perso sont étroitement liés dans ces cas-là. En l’occurrence moi j’ai tout quitté, la maison, le copain, le job et je suis partie à Paris. J’y ai fait ma formation pour finalement revenir sur Marseille ou j’ai ouvert ma boîte.

Une formation diplomante conçue pour les reconversions professionnelles. Formation accélérée en 3 mois, pendant laquelle on passe l’équivalence des 2 premières années d’architecte d’intérieur, avec le pendant décoration en plus. C’est un diplôme reconnu par l’Etat. J’ai donc fait 3 mois de formation intensive à Paris, tu ne dors plus, tu manges déco, tu vis déco, tu as des cernes incroyable, c’est compliqué ! Suite à ça, je suis redescendue sur Marseille j’ai fait 2 stages et ensuite j’ai intégré une couveuse d’entreprise. En effet, c’est bien d’apprendre le métier de décorateur, mais apprendre le métier d’entrepreneur est tout aussi important, c’est un métier à part entière et ça je l’ai vite compris. Ils m’ont suivi pendant un peu moins d’1 an le temps que je créé mon offre commerciale, ma communication, que j’apprenne les bases de gestion et de comptabilité. Par chance j’avais fait une école de commerce donc j’avais de bonnes bases mais ça n’empêche que quand c’est pour ta propre activité c’est pas la même ! Ça m’a aussi permis de rencontrer des personnes qui étaient dans la même mouvance que moi de création d’entreprise avec toutes les incertitudes que ça engendre. C’est plutôt rassurant d’être encadré au début. Jusqu’au jour où tu commences à voir que tu factures de plus en plus et que tu peux commencer à en vivre et à voler de tes propres ailes. Au début j’avais 2 boulots en parallèle, j’étais vendeuse, je vendais des fringues chez Playback à Marseille, et à côté je développais mon activité, ça a duré quelques mois.

J’avais un objectif et j’ai mis tout en place pour y arriver.

Au début tu n’oses pas forcément te lancer dans une autre activité pour laquelle en plus tu n’as aucune légitimé ni expérience, tu te dis je n’ai pas fait toutes ces études en communication pour ça ! D’autant plus que j’adorais la communication, la pub, le côté esthétique des choses de manière générale. La Communication m’aide énormément dans la vie aujourd’hui.

 

2/ Pourrais-tu nous décrire ton poste actuel et ton entreprise ?

J’ai lancé mon entreprise et je considère avoir eu de la chance car j’ai eu pas mal d’opportunités et les gens m’ont vite fait confiance. J’ai créé ma boîte à 29 ans, et j’ai bossé 1 an et demi toute seule, j’en avais marre. Et avoir l’impression d’avoir toujours un poids sur les épaules, ne jamais pouvoir se reposer sur quelqu’un…Et un jour j’ai eu la chance de rencontrer Stella mon associé, par l’intermédiaire d’un architecte parisien. Au début ça a démarré en mode, ben vient 2, 3 jours bosser à la maison avec moi, comme ça on échange sur nos projets. Et après on s’est dit tient il y a peut-être quelque chose à faire. D’une bonne entente perso, business et créative, on a décidé de se lancer ensemble. Puis ensuite on a rencontré Emilie, qui est architecte d’intérieur, elle a toujours fait ça. Elle avait eu son agence pendant 7 ans, agence d’architecture et d’architecture d’intérieur, ça s’est arrêté, et depuis 1 ans elle bossait seule, aussi, elle en avait marre. On s’est dit on tente durant 1 an de bosser ensemble, on a gardé chacune nos structures indépendantes  mais on travaillait sur des projets communs. On a monté le Collectif Architectrices, pour Architecte-Décoratrices,  un collectif d’innovation intérieur. Fortes d’une belle évolution, on a créé la société Architectrices depuis peu.
Je suis décorateur d’intérieur et je fais de l’architecture d’intérieur, mais je n’ai pas de diplôme d’architecte d’intérieur.

Quelle est la différence entre architecte d’intérieur et décoratrice d’intérieur ?

L’architecte d’intérieur va avoir une vision plus technique et globale des choses, Il pense et visualise l’espace de manière générale. Il déplace, casse les cloisons, crée de nouveaux volumes et perspectives.
Le décorateur d’intérieur fait une partie de ce boulot là mais il va aussi créer une ambiance avec les matières, la couleur, le mobilier, le moindre petit objet.
C’est ce que l’on explique d’ailleurs sur notre site internet, à nous 3 on gère les projets du bâti à la bougie.

Comment chacun apporte ses compétences ?

Emilie, l’architecte d’intérieur, va agir plus souvent dans les prémices du projet, l’aménagement puis l’agencement de l’espace et des volumes. Elle fait de la création sur mesure de structures particulières voir même du mobilier parfois. Elle gère aussi la partie plans techniques et gestion de nos entreprises de travaux sur le terrain, sur le chantier. Le début des travaux en particulier.

Stella et moi, on fait le même métier. La partie décoration est très chronophage, il y a beaucoup de recherche on travaille vraiment sur le détail, et puis il suffit parfois de changer un élément de mobilier pour avoir à re-modifier tout le reste ! Donc finalement on se partage les projets, c’est soit Emilie et moi, soit Emilie et Stella ou bien aussi parfois seulement Stella et moi. On peut aussi faire des projets à 3.

 

3/ Quelle est ta journée type au travail ?

Je ne suis pas du matin, c’est souvent le cas des esprits créatifs ! On commence entre 09h00 et 10H. Nos journées peuvent être hyper variées, ça peut être soit de la création pure pour laquelle je suis souvent derrière mon ordinateur. Soit chez des fournisseurs on va chercher du mobilier, des accessoires, du carrelage. Soit on est en rendez-vous client, on rencontre nos prospects. Il y a aussi la partie suivi de chantier esthétique, pendant laquelle on est avec nos gars sur chantier pour s’assurer que le projet réalisé conformément à ce qu’on a présenté et vendu. Il n’y a pas une journée qui se ressemble. Sauf le vendredi où l’on fait un point collectif sur ce qui s’est passé dans la semaine, l’avancement des projets et afin de déterminer ce que chacune aura à faire la semaine suivante.

Par exemple ce matin, je suis arrivée au travail, j’ai commencé à faire de la création, ensuite il y avait une livraison de luminaire pour un de nos projet dans un hôtel particulier, j’ai dû y aller. Je suis rentrée à l’agence, j’ai rapidement mangé puis je suis venue vous retrouver ici. Après notre rendez-vous je dois retourner à l’agence pour faire des achats pour un client. Sans parler de tous les coups de fils à gérer au milieu…je suis un vrai standard téléphonique !  Aucune journée ne se ressemble, je ne m’ennuie pas mais c’est fatiguant. C’est le revers de la médaille et de l’indépendance, elle se paye cher mais clairement on sait pourquoi on se lève le matin.

4/ Comment décrirais-tu ton look de tous les jours ?

Ca dépend de l’activité, il y a des jours où je vais être en mode production et je sais que je ne vais voir personne, dans ce cas-là j’enfile un legging de yoga ! Et puis il y a les jours ou tu dois voir des clients, la tu t’habiles forcément un peu, pour ma part en ce moment je suis beaucoup en robe ou en jupe. Je trouve qu’en hiver c’est plus confortable.

La fameuse petite robe noire est incroyable ! Sinon lorsque je suis sur chantier, ou je sais que je vais vite me salir, l’indispensable devient alors la basket blanche, elle est couleur poussière où elle reste toute la journée !

Ensuite il y a des tendances que j’aime bien, mais ça peut varier. Je peux avoir ce côté, des looks un peu plus considéré comme « arty », mais de manière générale je suis pas mal la mode et les tendances. Je suis une vraie fille et clairement j’aime ça !

5/ Quelle est ta tenue idéale pour aller travailler ?

Des collants, une jupe et chemise, ou collant et robe et paire de baskets. Car ça passe partout. Tu vas voir des clients tu es en robe et si tu dois aller sur chantier tu es en basket.

6/ Peux-tu nous décrire la(les) pièces favorites ATODE et comment les portes-tu ?

C’est pas très différent de la façon dont je suis habillée tous les jours. Il y a la petite robe noire Chrystelle, c’est la bonne robe que tu portes toute la journée au boulot et que tu peux tout à fait garder pour aller boire l’apéro. Pratique tu es déjà en tenue pour le soir !

Et puis le Manteau est indispensable en cette période de l’année et de manière générale aussi, puisque l’on est pas mal sur chantier, ce n’est pas chauffé, tu as vite froid.

La robe je la porte par rapport à ma morphologie, je suis assez carré, j’ai des épaules carré, j’ai des fesses et des hanches, pas de longues jambes. Mais j’ai une taille fine, donc c’est une robe que je vais ceinturée pour marquer la taille. En général pour le bas,  je porte plus des formes boules, évasées ou patineuses, pas trop longues de préférence sinon ça me tasse. Ça fonctionne bien car ça ne moule pas trop les hanches et ça met en valeur la taille plus fine. L’accessoiriser au maximum. C’est le genre de robe que je peux autant porter avec des baskets que des talons, et si je veux mettre une paire de chaussettes qui dépassent je peux le faire. C’est le fameux look Arty.

7/ Qu’est-ce qui t’attire/te plait chez ATODE?

Il y a vraiment des pièces que j’ai beaucoup aimé, comme le Trench Alice, la matière est canon, les couleurs sont belles. Ce que j’aime c’est qu’il y a une vraie sobriété, je n’ai pas vu énormément de couleurs très flashy, mais quand il y en a tu vois qu’il y a une vraie précision sur la couleur, j’ai vu un bleu klein. Ce sont des couleurs à tomber.

Mais de manière générale, on est sur un look sobre, et c’est justement ce qui convient parfaitement à la femme d’aujourd’hui, la femme Active, qui peut avoir 10 journées dans une seule. Et avoir un look qui peut s’adapter à toutes les périodes de sa journée, c’est ça que j’ai vraiment aimé chez ATODE.

On sent qu’il y a des jolies matières, et clairement en vieillissant on a envie d’avoir quelques jolies pièces de vêtements plutôt que 15 pièces de la fast fashion.

8 / Comment décrirais-tu ta façon de consommer ?

Honnêtement pas particulièrement. Je suis une très mauvaise citoyenne je ne trie pas mon verre par exemple. La dessus je suis un peu à la ramasse, mais je commence à être de plus en plus sensibilisée au sujet. Au même titre que dans le prêt à porter, il y a une vraie mouvance dans la décoration.

D’ailleurs, le dernier thème du salon Maison et Objet c’était « Virtuous », vertueux, l’éveil de la conscience écologique. Essayer de mieux consommer mais aussi être acteur d’une amélioration dans notre quotidien. Je ne veux pas partir dans des discours écologiques, je serais bien trop mal placée pour le faire mais ce serait pas mal que chacun se responsabilise, et j’essaie, mais je dois avouer que ce n’est pas encore gagné, j’ai une grosse marge de progression ! Par exemple, je ne vais pas acheter de yaourts avec trop d’emballages, ce n’est pas fou mais c’est déjà ça ! Je sais aussi reconnaître qu’acheter ses légumes chez le primeur n’a strictement rien à voir avec le fait de les acheter en grande distribution. Ca vient, petit à petit…

9 / Tu habites Marseille, aurais-tu de bonnes adresses à nous faire découvrir ?

  • Un lieu qui pour moi est emblématique c’est la Maison Empereur, tu as tout la dedans, c’est un bazar bien organisé. On y retrouve autant de la déco, que quelques pièces de mode, pas mal d’ustensiles improbables que tu n’utiliseras certainement jamais mais c’est un incontournable !
  • Matière brute, on y mange très bien, c’est bon et beau c’est ce que l’on attend d’un restaurant.
  • La petite cantine où je vais souvent c’est le baron perché, c’est dans le quartier et c’est des amis. Tu fais travailler les potes et c’est un lieu où tu te sens chez toi.
  • Pour boire des coups, je suis rattachée à mon quartier que j’aime d’un amour inconditionnel, le 7ème ! Je suis beaucoup à la Relève, à l’Abbaye. Les classiques !

Pour découvrir le travail de Coralie, je vous invite à vous rendre sur son site internet.  Merci beaucoup au restaurant Matière brute de nous avoir accueilli pour cette interview ! 

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